La folie

avril 25, 2008

Pratique aussi la folie car la sagesse qu’on n’engrange qu’en automne ne suffit. Donne-lui une place qu’on réserve à un meilleur ami. La folie est la petite noire adoptée, qui ne fut jamais aimée. La petite sœur négligée, avec qui on ne voulait jamais jouer. Caresse-la comme tu en a envie, prends-la, et embrasse-la. Taie les jappements de la logique, qui lorsque tu peints, t’interrompent.

Dans son p’tit monde

avril 11, 2008

Dans son p‘tit monde artificiel
La vue y est imprenable
Dans son p’tit monde superficiel
La musique est agréable

Dans son p’tit monde, ne craint rien
Où on n’se touche que pour baiser
Dans son p’tit monde saturnien
Une bulle en béton armé

You

avril 4, 2008

You are my sunshine
The fireplace of my inside
We met and didn’t need answers
We just walked our soul sisters

You are my beauty
A song of the best quality
And we never know shame
Like kids we play the same game

You are my canvas
The reason of my madness
Each day a bit more
Like if we never loved before

Que lui as-tu fait?

mars 2, 2008

Que lui as-tu fait
Il était si doux et affectueux
Tu lui as arraché le cœur
Et tu continue ton petit jeu

Il t’a enseigné l’Amour
Et sans peur s’est livré
Il t’a fait confiance
Et pourtant c’était risqué

Que lui as-tu fait
Il ne se ressemble plus
Coulent ses larmes
Et on ne l’a plus revu

Joueras-tu longtemps
À le faire tenir
Par un bras, par un fil
Au rêve à finir

Reposer avec sa belle
Ses jambes de marcheur
Au fond d’un hamac
À la confortable chaleur

Éducation sexuelle

février 18, 2008

Aidez-moi à comprendre ceci. Les hommes hétérosexuels, dès le début de leur adolescence, ont tous cette curiosité de connaître le corps de la femme sous tous ses angles. La plupart d’entre eux ont tôt fait de s’instruire à ce sujet en cherchant l’information là où elle se trouve le plus facilement c’est-à-dire sur Internet et les revues pornographiques.

Je ne vous apprendrai rien en vous rappelant que les modèles et actrices du divertissement adulte sont loin de projeter l’image de la moyenne des femmes. Sans vouloir faire le procès du divertissement adulte, je voudrais comprendre pourquoi on censure encore l’érotisme. Pourquoi ne pas plutôt s’en servir pour faire l’éducation sexuelle des adolescents? D’abord à la maison, dans nos écoles, puis dans les médias?

J’avais passé un dimanche tranquille et solitaire, quand j’ai recommencé à me poser deux vieilles questions existentielles: Qui suis-je et pourquoi suis-je ici? Bien que je n’ai toujours pas trouvé de réponse, je me suis rappelé mon enfance et essayé de comprendre ce qui m’était arrivé. Pourquoi cette solitude, encore? J’ai imaginé ce que serait ma vie si je l’avait commencé correctement. En parlant, tout simplement. Parler. J’étais tellement silencieux. J’aurais probablement gagné quelques bons amis. J’aurais probablement développer une vie sociale plus agréable, plus rapidement. Et je serais probablement aujourd’hui aimé de la mère des enfants que j’aurais eu. Quel effet cela me ferait-il d’avoir un enfant? D’un autre côté, que cela me ferait-il de vivre sans créer une autre vie? J’ai tout de suite su que je voulais aimer, protéger, éduquer et guider à la vie adulte un autre être humain. J’ai rêvé d’un gamin de quatre ans, savourant les premiers jours de sa vie et j’ai vu bonheur et innocence dans son regard. La vie est un beau mystère; l’Amour en est l’essence.

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I had spent a quiet and lonely Sunday when I started to ask myself 2 old existential questions: Who I am and what I am here for? Although, I still have not found an answer, I remembered my childhood and tried to understand what happened to me. Why this loneliness, again? I imagined what my life would be if I’d have start it right. By simply talking. To talk. I was so silent. I would probably have earn a few good friends. I would probably have developed a more pleasant social life, more quickly. And I would probably be loved by the mother of the kids I would have gotten. What would it be like to have a child? On the other hand what would it be like to live an entire life without creating another life? I knew right away that I wanted to love, protect, educate, and bring to majority another human being. I dreamt of a smiling four year old child enjoying the early days of his life and I saw happiness and innocence in his eyes. Life is beautiful mystery; Love is the essence of it.

Voyage hispanique

janvier 3, 2008

Après une longue attente
Je réalisais un autre rêve
Les charmes d’une ville
Aussi vieille que Séville

Nous avons pris notre envol
Et je fus pris par une folle
Envie de rebrousser chemin
De revenir vers les miens

Un voyage temporel
Où je me retrouve seul
Un accent hispanique
Et des millions d’exotiques

Et des trains à basse vitesse
Me dévoilèrent la noblesse
D’un paysage parsemé
De collines et de palmiers

Et j’ai sifflé en marchant
Dans des hameaux vacants
Sur une route antique
Où je n’ai connus fatigue

Une chanson dédiée
À une beauté fatiguée
À ses espoirs brisés
Et à sa vie désespérée

Et j’ai vécu
Errant sans but
Dans les ruelles en dalles
Comme un chien en cavale

Trouvant refuge éphémère
Chez une bonne grand-mère
Je choisis une chambrette
Exposée aux bruits d’une fête

Je bus le vin d’autrefois
Mangé d’étranges mets froids
Admiré la danse gitane
Visité de magnifiques ruines

Il n’y a rien comme de goûter
À des vices étrangers
Pour guérir d’une peine
D’Amour stérile et injuste

Délivrance

octobre 29, 2007

Sortie Nocturne vers la mer
Contemple toute sa beauté
Contraste de l’ironie acharnée

Où reflète la lune entière
Avance dans le miroir
Oubliant son désespoir

Une minute d’hésitation
Vers le creux de l’abandon
Le chagrin des pairs

Reprend la funèbre marche
Rêvant aux vieilles attaches
Sans fermer les paupières

Lente descente fatiguée
Les goémons tortillés
Sur un fond boueux

Grande gorgée d’eau salée
Le visage souriant bleuté
Tourné vers le fond ténébreux

Mauvaise actrice hypocrite
Reprend cette barque qui neuve s’effrite
Cette éternelle chrysalide

Évasion

octobre 11, 2007

Il s’est évadé
Au hasard a erré
Un désert sablier

Implacable chaleur
Cactus voyeurs
Narguent le marcheur

Un pas mou et lourd
Route sans détour
Sinistres vautours

Faim et soif compères
Espérance et misère
Titubent ce long calvaire

Au loin une oasis
Fin du supplice
Peur qu’elle s’évanouisse

Insomnie

octobre 11, 2007

Je ne peux fermer l’œil
Car ta photo sous mes paupières
Me rappelle que tu n’es plus là