Aveux de fin d’été (première partie)
septembre 25, 2007
Une brise a soufflé l’épaisse brume
D’un matin solitaire sur une falaise obscure
Le temps s’arrêta pour vous laisser passer
Par mes terres, votre Majesté
Votre fraîche présence est insaisissable
Et nul ne peut prétendre votre cœur gagner
Car votre volonté est maîtresse
Et vos propos d’enfant blessé
Quelques instants verts
Près de vos charmes
Un ciel nu s’attarde
Votre beauté ne trompe guère
Votre voix glisse avec douceur
Sur le désir que mon cœur
Soit bénit de votre faveur
Et de faire votre bonheur
Comme les yeux sont le reflet de l’âme
Vous ne pouvez cacher un penchant
Pour un fou qui se bat contre l’infâme
Et qui vous admire innocemment
Mais vous ignorez tous le temps
Que j’ai passé à vous attendre
Et en ce jour en un chant
Mon amour renaît de ses cendres
Écoutez nos sentiments naturels
Cet élan, cet appel
Ouvrir notre cœur de dentelle
Car le destin chante cette ritournelle
La joie est plus forte que la peine
Terminer une longue disette
Cesser de se contenter d’amourettes
Priser notre balade sur la Senne
Pierre par pierre reconstruire
Un château jadis confortable
Une nouvelle armure reluire
Sur une liberté des plus stable
Empoisonné par la crainte
De ne jamais plus vous revoir
Mes chaînes sont de fleurs
Car vous me consolez le soir
Et qui sait jusqu’à quand
Nos précieux instants
Mais un seul souhait j’avouerai
Être celui que vous aimerai