Éducation sexuelle
février 18, 2008
Aidez-moi à comprendre ceci. Les hommes hétérosexuels, dès le début de leur adolescence, ont tous cette curiosité de connaître le corps de la femme sous tous ses angles. La plupart d’entre eux, n’ayant ni accès à l’éducation nécessaire à l’école, ni à la maison, ont tôt fait de s’instruire à ce sujet en cherchant l’information là où elle se trouve le plus facilement c’est-à-dire sur Internet et les revues pornographiques. Mais cette méthode a-t-elle des effets nocifs?
A-t-on étudié la possibilité de réduire l’emphase sur le système interne reproducteur des cours de sexologie actuels pour introduire des suggestions de photos érotiques, positions, et soins à son ou sa partenaire du genre conversations, massages et autres délices?
Je ne vous apprendrai rien en vous rappelant que les modèles et actrices du divertissement adulte sont loin de projeter l’image de la femme moyenne. Sans vouloir faire le procès du divertissement adulte qui carbure aux fantasmes inassouvis, je voudrais comprendre pourquoi on censure encore l’érotisme. Je parle bien d’érotisme et je considère très important de le différencier de la pornographie. L’érotisme est pour moi une expression ou une représentation du sexe qui laisse de la place à l’imagination. Je vous pose la question: pourquoi ne pas s’en servir pour faire l’éducation sexuelle des adolescents; d’abord à la maison, dans nos écoles, puis dans les médias? Il serait intéressant de voir les effets psycho-sexuels de ce changement dans la société et de ce qu’il adviendrait du taux de criminalité sexuelle. Parions que les jeunes hommes, connaissant mieux leur corps et celle de la femme – donc dépourvue de la frustration engendrée par l’ignorance – grâce à une éducation basée sur des notions plus près de la réalité, auraient moins souvent le goût de commettre de tels crimes.