Que lui as-tu fait?

mars 2, 2008

Que lui as-tu fait
Il était si doux et affectueux
Tu lui as arraché le cœur
Et tu continue ton petit jeu

Il t’a enseigné l’Amour
Et sans peur s’est livré
Il t’a fait confiance
Et pourtant c’était risqué

Que lui as-tu fait
Il ne se ressemble plus
Coulent ses larmes
Et on ne l’a plus revu

Joueras-tu longtemps
À le faire tenir
Par un bras, par un fil
Au rêve à finir

Éducation sexuelle

février 18, 2008

Aidez-moi à comprendre ceci. Les hommes hétérosexuels, dès le début de leur adolescence, ont tous cette curiosité de connaître le corps de la femme sous tous ses angles. La plupart d’entre eux, n’ayant ni accès à l’éducation nécessaire à l’école, ni à la maison, ont tôt fait de s’instruire à ce sujet en cherchant l’information là où elle se trouve le plus facilement c’est-à-dire sur Internet et les revues pornographiques. Mais cette méthode a-t-elle des effets nocifs?

A-t-on étudié la possibilité de réduire l’emphase sur le système interne reproducteur des cours de sexologie actuels pour introduire des suggestions de photos érotiques, positions, et soins à son ou sa partenaire du genre conversations, massages et autres délices?

Je ne vous apprendrai rien en vous rappelant que les modèles et actrices du divertissement adulte sont loin de projeter l’image de la femme moyenne. Sans vouloir faire le procès du divertissement adulte qui carbure aux fantasmes inassouvis, je voudrais comprendre pourquoi on censure encore l’érotisme. Je parle bien d’érotisme et je considère très important de le différencier de la pornographie. L’érotisme est pour moi une expression ou une représentation du sexe qui laisse de la place à l’imagination. Je vous pose la question: pourquoi ne pas s’en servir pour faire l’éducation sexuelle des adolescents; d’abord à la maison, dans nos écoles, puis dans les médias? Il serait intéressant de voir les effets psycho-sexuels de ce changement dans la société et de ce qu’il adviendrait du taux de criminalité sexuelle. Parions que les jeunes hommes, connaissant mieux leur corps et celle de la femme – donc dépourvue de la frustration engendrée par l’ignorance – grâce à une éducation basée sur des notions plus près de la réalité, auraient moins souvent le goût de commettre de tels crimes.

Voyage hispanique

janvier 3, 2008

Après une longue attente
Je réalisais un autre rêve
Les charmes d’une ville
Aussi vieille que Séville

Nous avons pris notre envol
Et je fus pris par une folle
Envie de rebrousser chemin
De revenir vers les miens

Un voyage temporel
Où je me retrouve seul
Un accent hispanique
Et des millions d’exotiques

Et des trains à basse vitesse
Me dévoilèrent la noblesse
D’un paysage parsemé
De collines et de palmiers

Et j’ai sifflé en marchant
Dans des hameaux vacants
Sur une route antique
Où je n’ai connus fatigue

Une chanson dédiée
À une beauté fatiguée
À ses espoirs brisés
Et à sa vie désespérée

Et j’ai vécu
Errant sans but
Dans les ruelles en dalles
Comme un chien en cavale

Trouvant refuge éphémère
Chez une bonne grand-mère
Je choisis une chambrette
Exposée aux bruits d’une fête

Je bus le vin d’autrefois
Mangé d’étranges mets froids
Admiré la danse gitane
Visité de magnifiques ruines

Il n’y a rien comme de goûter
À des vices étrangers
Pour guérir d’une peine
D’Amour stérile et injuste

Délivrance

octobre 29, 2007

Sortie Nocturne vers la mer
Contemple toute sa beauté
Contraste de l’ironie acharnée

Où reflète la lune entière
Avance dans le miroir
Oubliant son désespoir

Une minute d’hésitation
Vers le creux de l’abandon
Le chagrin des pairs

Reprend la funèbre marche
Rêvant aux vieilles attaches
Sans fermer les paupières

Lente descente fatiguée
Les goémons tortillés
Sur un fond boueux

Grande gorgée d’eau salée
Le visage souriant bleuté
Tourné vers le fond ténébreux

Mauvaise actrice hypocrite
Reprend cette barque qui neuve s’effrite
Cette éternelle chrysalide

Évasion

octobre 11, 2007

Il s’est évadé
Au hasard a erré
Un désert sablier

Implacable chaleur
Cactus voyeurs
Narguent le marcheur

Un pas mou et lourd
Route sans détour
Sinistres vautours

Faim et soif compères
Espérance et misère
Titubent ce long calvaire

Au loin une oasis
Fin du supplice
Peur qu’elle s’évanouisse

Insomnie

octobre 11, 2007

Je ne peux fermer l’œil
Car ta photo sous mes paupières
Me rappelle que tu n’es plus là

Ils sont guidés par la volonté de gagner. Les guerriers crient et rêvent de gloire et de célébrité. D’abord tous en rang, côte-à-côte, chevelure au vent, ils attendent impatiemment le signal du sergent, le visage marqué par d’héroïques combats plus violents les uns que les autres. Enfin, la trompette retentie et les hommes commencent à courir vers leur proie. Dans leur cœur, grandit le désir de vaincre. La bravoure des rivaux se heurte en un bruit assourdissant alors que les épées et les armures se frappent. Yeux dans les yeux, les adversaires crient de courage, de peur ou de douleur. La bataille est dure car les ennemis sont en nombre égaux et partout la souffrance des corps transpercés. Bientôt les cadavres mutilés jonchent le sol et la mêlée se disperse. Les quelques survivants déjà festoient et à leur retour au bercail, ils sont accueillis par honneurs, festins et femmes, rêvant bientôt au prochain affrontement.

Écouter est la chose la plus simple à faire mais qu’on ne fait que trop rarement. Faite l’exercise suivant. Installez-vous confortablement et écoutez la musique de Pink Floyd. L’album Dark Side of the Moon est certainement l’une de leurs meilleures productions. Il vous amènera dans un état où vous confondrez la relaxation et la stimulation. Un état où vous vous trouvez que trop rarement. C’est un rock très détendu composé avec énormément de minutie et d’émotion. Un délice à entendre. Régalez vous!

Chanson mélancolique rythmée et emportante qui nous fait penser à tous les amis qu’on a dû quitter.

Pimpf – Depeche Mode

octobre 6, 2007

Pour se laisser aller dans un délicieux torrent d’émotions lugubres et saisissantes, pour célébrer sans mal soit fait à quiconque ni à leurs précieux biens.